Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander



Jeudi 6 avril 2006
Alors que le gouvernement et le président de la République se sont montrés incapables de résoudre la crise engendrée par le CPE, et ont délégué ce rôle à un parti politique, l’UMP, les socialistes soucieux de résorber rapidement la crise et d’assurer la reprise du dialogue avec les partenaires sociaux ont présenté, le 5 avril, la proposition de loi qu’ils discuteront à l’Assemblée nationale, le 16 mai. Il s’agit, face au risque d’une énième manœuvre de retardement de la droite, de faire preuve de responsabilité devant à l’ampleur de la contestation.

Une proposition de loi pour en finir avec la confusion

Il fallait bien une « proposition de loi abrogeant le contrat première embauche et le contrat nouvelles embauches, et relative à la négociation sur l’insertion des jeunes dans l’emploi », pour s’opposer à une majorité qui semble avoir perdu tout sens démocratique. Le contexte social français connaît une crise majeure, depuis maintenant plus de deux mois, sans qu’une issue possible n’ait vue le jour. Pourtant, pour la deuxième fois consécutive, les manifestations du 4 avril en France ont mobilisé près de 3 millions de personnes contre le CPE. Face à cette impasse évidente, « la gravité de la situation exige qu’une décision soit prise très vite », estime Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée nationale. En effet, tout le sens de la proposition de loi socialiste réside dans l’apparente incapacité de la droite à entendre le peuple, pourtant directement concerné par les mesures prises par le gouvernement. « Dans cette situation de crise sociale, le pouvoir est à la confusion dans la manœuvre, et dans le report des choix et des décisions à prendre », constate le premier secrétaire du PS, François Hollande.

Une proposition de loi pour enclencher une vraie négociation
La proposition de loi socialiste comprend quatre articles élaborés sur un mot d’ordre très clair : « clarté, responsabilité et rapidité ». Il ne s’agit en aucun cas d’user des mêmes méthodes que le gouvernement ou le président de la République, en statuant à l’avance sur des changements à apporter au CPE. « Il n’y aura de sortie de crise que si ce contrat est abrogé », a ajouté François Hollande. C’est en effet le premier préalable à toute discussion, et le Parti socialiste l’a bien compris en faisant de l’abrogation du CPE l’objet du premier article de sa proposition de loi. Le deuxième article s’articule, quant à lui, autour d’un thème plus large mais un peu oublié dans le contexte actuel, celui de la « démolition des garanties du droit du travail pour les salariés ». Les socialistes proposent donc d’abroger le CNE, mis en place par ordonnance au mois d’août 2005. Deux conditions qui donnent tout son sens aux derniers articles ouvrant le champ à une vraie négociation. « La responsabilité, c’est d’ouvrir un vrai dialogue social sur l’emploi des jeunes et la manière avec laquelle ils peuvent être conduits vers l’emploi à travers une formation, dont il est normal que l’Etat, les régions, prennent une part du financement lorsque l’employeur consent à cette formation, dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée. La responsabilité, c’est aussi ouvrir une négociation sur la bonne manière de moduler les cotisations sociales en fonction, précisément, de la durée du contrat », explique encore le premier secrétaire du PS. Enfin, les socialistes envisagent la négociation dans le cadre d’une conférence nationale pour l’emploi et l’insertion professionnelle des jeunes, associant les pouvoirs publics, et les organisations syndicales et professionnelles.

Une proposition de loi pour en finir avec les manœuvres de retardement
« La proposition que nous faisons n’est donc pas une opération virtuelle, ni une opération politique, c’est une vraie proposition de sortie de crise face à un pouvoir qui n’en est même plus capable, face à un pouvoir qui ne sait plus avec qui faire », a déclaré François Hollande. Cette proposition apparaît en effet dans un contexte où la confiance de la population dans les pouvoirs publics a été mise à rude épreuve. L’UMP, qui détient à présent les clés de la négociation, pourrait proposer d’abroger le CPE, avant les vacances parlementaires du 17 avril. Dans ce cas précis, les socialistes seraient ravis de voir arriver la fin de la crise.
En tout état de cause, avec cette proposition de loi, ils assurent aux Français que l’abrogation du CPE sera à l’ordre du jour socialiste du 16 mai à l’Assemblée. « Si l’abrogation n’a pas été prononcée, le groupe UMP n’aura pas d’échappatoire possible et devra dire s’il est pour ou contre le CPE », a constaté Jean-Marc Ayrault. De plus, à côté de l’initiative à l’Assemblée, les sénateurs socialistes en liaison avec le groupe communiste républicain et citoyen ont annoncé qu’ils saisiraient le Sénat, au plus tard mardi prochain, pour demander une discussion immédiate sur un projet de loi commun demandant l’abrogation du CPE. « Cette nuit le groupe UMP a été mis en minorité au Sénat sur le texte relatif au logement, proposition de loi de M. Houllier qui contestait la mixité sociale. Vous voyez donc que tout est possible », a souligné Jean-Pierre Bel, président du groupe socialiste au Sénat.
Par Section Parti Socialiste Roche la Moliere - Publié dans : section.ps.rochelamoliere
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil

Recherche

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus