250 000 personnes dans la rue, et le gouvernement reste sourd
A l’appel des syndicats et mouvements de jeunes, près de 250000 personnes ont défilé dans 150 villes de France aujourd'hui contre le contrat première embauche, au moment où l'Assemblée nationale entamait l'examen de ce dispositif dangereux.
Dans la rue, une seule idée : le retrait du CPE. Pour tous, cette mobilisation n’est qu'une première étape de la contestation. Le collectif unitaire a déjà prévu de se revoir vendredi. « En quinze jours, on a vu une inversion de l'opinion publique qui perçoit aujourd'hui majoritairement que le CPE va accroître la précarité, contrairement à ce que dit le Premier ministre qui persiste à expliquer que c'est une mesure de progrès social », s'est aussi félicité Bernard Thibault. En effet , selon un sondage BVA-BFM-Les Echos publié le 7 février, 60% des Français jugent que le CPE va augmenter la précarité, et 67% considèrent la mobilisation « justifiée ».
Parallèlement, l’opposition parlementaire s’est largement fait entendre dans l’hémicycle. Les trois questions d’actualité des socialistes ont été consacrées à cette question. Le Premier ministre, peu sûr de lui, n'a pas totalement écarté un recours à l'article 49.3 de la Constitution, qui permet d'adopter un texte sans vote. Ce à quoi François Hollande a aussitôt répondu que le PS déposerait une motion de censure.
Par Section Parti Socialiste Roche la Moliere
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Cinquante-sept pour cent des Français désapprouvent le contrat première embauche (CPE), mesure en faveur de l'emploi des jeunes également décriée par les syndicats et l'opposition de gauche, selon un sondage Ifop à paraître dans Le Journal du Dimanche.
D'après cette enquête réalisée auprès de 1.003 personnes du 9 au 10 février, 41% des personnes interrogées considèrent que le CPE est "une bonne chose".
Au nombre des opposants à ce nouveau contrat, 65% des 15-19 ans et 68% des 20-25 ans jugent que c'est "une mauvaise chose".
Par Section Parti Socialiste Roche la Moliere
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Après trois mois de lutte, les étudiants ont enfin eu la peau du contrat première embauche. Malgré tout, dans le jargon du Président, il ne s’agit pas d’une abrogation de l’article 8 de la loi sur l’égalité des chances mais bien d’un remplacement de ce présent article. Ce remplaçant est alors né au sein de l’UMP, après la consultation des partenaires sociaux. Les députés ont, mercredi 12 avril, adopté le texte. Ce vote ne fut pas une mince affaire, puisque le texte divise la majorité, entre sarkozystes et fervents admirateurs de l’acharnement du premier ministre. Le groupe socialiste a, lui, voté contre.
Par Section Parti Socialiste Roche la Moliere
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